Albi : Fermeture de classes, les parents montent au créneau
C’est une aberration. Dans un contexte social où l’éducation de nos enfants devrait être une priorité, des fermetures de classes et des suppressions de poste sont à l’ordre du jour. Des suppressions de postes sacrifiées sur l’autel de cette fameuse carte scolaire. Au total 34 postes en moins. Pourquoi et surtout sur quelles bases sont-ils supprimés ? Mystère et boule de gomme. En tout cas, comme beaucoup d’établissements en France, le Tarn et Albi en particulier n’y coupent pas.
Bras de fer entre l’inspection Académique et les parents d’élèves
C’est donc dans un contexte plutôt tendu que les débats ont lieu. On assiste à un véritable, dialogue de sourd et un bras de fer depuis 15 jours entre les parents d’élèves et l’inspection académique qui ne veut pas ou qui ne souhaite pas entendre les propositions de ces derniers. Passées à la moulinette des principes archaïques de l’éduction nationale, l’école Pasteur, St-Exupéry et Camille Claudel sont touchées de plein fouet alors que les écoles Claude Nougaro et Lapérouse-Carpentier bénéficient quant à elles de la clémence du jury en étant sur la liste des ouvertures conditionnelles. Une décision pour la moins étonnante d’autant que leur effectifs sont en baisse. Bref…no coment. Mais revenons aux fermetures définitives. Et plus précisément sur le cas de Camille Claudel qui se bat pour ne pas perdre un de ses enseignants. Une perte lourde de conséquences avec notamment des classes surchargées. « Avec des quotas revus à la baisse 110 au lieu de 118, on ne pourrait inscrire que 4 élèves à la rentrée prochaine. Ou iront les autres enfants ? », explique Bérengère Mauzy, déléguée des parents d’élèves.
Donc, forte de ses 118 élèves répartis sur cinq classes allant de la petite maternelle au CM2, cette école à taille humaine a des effectifs constants depuis trois ans. « On ne perd pas d’élèves », tient-elle à préciser avant d’ajouter. « A ce jour nous avons fait trois actions dont deux à la préfecture. Nous avons été reçus par l’inspecteur d’académie monsieur Vilerot et par Eric Tournier, directeur d’académie afin de leur faire notre proposition qui est d’obtenir une ouverture conditionnelle comme les écoles de Nougaro et Carpentier qui sont en baisse d’effectif. » Résultat des courses et du temps passés dans le froid : nothing, niet, nada, aucune réponses.
La bataille continue
A l’heure où nous éditons ses lignes une réunion CDEN (comité départementale d’éducation nationale) se tient à la préfecture. Une réunion qui aura pour ordre du jour la carte scolaire. Les dés sont-ils jetés ou reste-t-il un espoir pour les élèves de Camille Claudel ?
Une prise de position surprenante…L’école public est-elle morte ? Dans ce cas, vive l’école privée…
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