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Albi : nos enfants nous accuseront

Ecrit par le 20 juin 2012 – 5 h 00 minPas de commentaire
Albi : nos enfants nous accuseront

Se nourrir et nourrir nos enfants n’est pas un acte anodin !


Un film, au titre aussi dur qu’évocateur « Nos enfant nous accuseront » donne un éclairage particulier et instructif aux méfaits de la mauvaise alimentation et des pesticides. Fait original, il fait sa promotion, mais il « joue » aussi sa sortie en salle par la diffusion de sa bande annonce sur internet. Ainsi, plus nombreux vous serez à cliquer sur le lien ci-après et plus le film aura de chance de sortir sur nos écrans pour notre information…pour notre bien et celui de nos enfants.

Dans le Tarn comme partout, on a toujours tendance à opposer l’alimentation traditionnelle à l’alimentation bio .Mais cette alimentation bio n’est-elle pas plutôt cette cuisine traditionnelle que faisait nos parents ou grands-parents (question de génération) jusque dans les années 50. Depuis,notre agriculture est devenue un gros client de l’industrie chimique, déversant chaque année des tonnes de pesticides (produits phytosanitaires pour les spécialistes…ça fait mieux !) pour remplir nos assiettes.
Alors parler d’alimentation traditionnelle bio, et d’alimentation pseudo-traditionnelle chimique, c’est plus juste !

Savez-vous que chaque jour, une alimentation pseudo-traditionnelle chimique laisse dans votre sang par moins d’une vingtaine de résidus de pesticides. Si vous avez un doute, n’hésitez pas, demandez un examen sanguin.

Exemples : la pomme, le fruit le plus consommé des français, ne subit pas moins de 26 traitements différents. Dès que les bourgeons apparaissent sur le pommier au printemps, les traitements commencent, et ils doivent être refaits après chaque pluie, car elle favorise l’apparition du fameux vers qui « «gâte » le fruit.
La farine non bio, dont est fait notre pain quotidien, intègre deux pesticides en quantité importante. Elle s’en imprègne dans les silos avant utilisation pour être conservée. La solution pour éviter de les utiliser serait de refroidir les silos…mais ça coûte cher. Et le pain complet vendu comme « meilleur » pour la santé, conserve des quantités de pesticides encore plus importantes, car l’enveloppe du grain que l’on garde et qui justifie son appellation complet, est la première exposée.
Volailles, vaches, cochons…alimentés à coup d’antibiotiques diminuent petit à petit nos défenses immunitaires.

Moi et ma famille, les pommes nous les mangeons bio, et 95% de notre alimentation est bio. Le déclic s’est produit après l’apparition d’un cancer dans la famille. Besoin impératif de savoir, nous nous sommes documentés, nous avons beaucoup lu, nous avons consulté, pour arriver au constat qu’il fallait changer nos habitudes et vite.
Vite parce que c’est notre santé qui est en jeu. Notre alimentation, c’est notre carburant !

Oui l’alimentation bio est beaucoup plus saine, même cultivée dans des sols déjà souillés par les pesticides, car au moins on n’en rajoute pas.
Oui, on peut réduire de façon très importante sa consommation de viande en trouvant un apport en protéines de nature végétale bien meilleur.
Oui, vous retrouverez le vrai bon goût des choses simples.
Non, l’alimentation bio n’est pas forcément plus chère, car la cuisine bio est différente, on va privilégier la qualité et non la quantité. On mange moins, on dépense moins, et votre alimentation est assurément bien plus équilibrée.
Et Oui, question santé, quelle différence ressentie ! Au quotidien comme dans la prévention de nombreuses maladies.

Le nombre d’agriculteurs et d’éleveurs tarnais se convertissant au bio a été multiplié par 7 entre 1995 et début 2012, le nombre des exploitations passant d’une quarantaine à près de 280 (chiffres Agence bio).
C’est bien, mais encore bien insuffisant pour répondre à une demande de plus en plus forte du consommateur, des restaurants, et des collectivités qui, peu à peu, prennent conscience que se nourrir et nourrir nos enfants n’est pas un acte anodin…à la maison comme dans les cantines.

Le bio peut-il nourrir la planète ?

Eric Rohfritsch

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